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Ne-m’oublie-pas
description

La première pratique artistique de Noganosh est composée en grande partie de deux corpus d’oeuvres interreliées, par exemple des pièces murales telles que des masques et des boucliers, et des sculptures sans support, souvent fabriquées à partir d’objets trouvés un peu partout. «J’étais tellement enthousiaste que je ramassais des détritus en me rendant à l’université et que j’en faisais quelque chose (d’artistique)», dit-il lors d’une entrevue en 1999. Dans Ne m’oublie-pas, toutefois, Noganosh a déplacé sa pratique vers l’art d’installation. Le titre ironique fait référence non pas à une fleur délicate, le myosotis (appelé forget-me not en anglais) mais à une photo-murale en noir et blanc d’un champignon atomique. Le mot «Hiroshima» - la ville japonaise victime d’un des premiers bombardements nucléaires de l’histoire- est écrit avec des lettres formées de petits parasols de papiers colorés du type de ceux que l’on dépose dans les cocktails.

HiroshimaLa Guerre froide est peut-être terminée, mais avec cette oeuvre Noganosh nous rappelle le pouvoir des armes nucléaires. On estime que 140 000 personnes –la plupart des civils– ont été tuées lors de l’explosion de la bombe lâchée sur Hiroshima et que des milliers d’autres sont mortes des séquelles des radiations des années après. L’installation pose des questions à propos de l’immoralité de la guerre et de ses graves conséquences environnementales. Dans cette œuvre, Noganosh nous présente sa critique personelle d’un sujet qui touche non seulement les Premières Nations mais chacun de nous.

additional resources Matière à réflexion
  • L’entrée sur Ron Noganosh dans Native North American Artists présente la citation suivante de l’artiste : «Je cherche à parler contre les institutions qui catégorisent, stéréotypent, banalisent et colonisent. Je le fais tout en sachant qu’il y a des manières plus confortables de gagner sa vie. Je le fais pour mes enfants et pour le monde.Trad.» L’oeuvre Ne-m’oublie-pas illustre-t-elle des idées présentées dans la citation?
  • Ne-m’oublie-pas se veut une déclaration politique. Comment Noganosh arrive-t-il à se faire entendre?
  • Allez voir l’image Security Blanket: 57 missiles, de Barbara Todd, sous le thème L’ordinaire : http://www.artsask.ca/en/collections/themes/common_place/barbara-todd. Elle a utilisé des matériaux différents pour créer son oeuvre, et pourtant tous deux présentent des messages anti-militaires. Quelles similitudes et différences repérez-vous dans les deux oeuvres, et dans les approches des artistes à la création de leurs oeuvres?
Références

(anglais) Burrett, Deborah. ‘Ron Noganosh.’ in Native North American Artists, Roger Matriz, ed. St. James Press, Detroit, Michigan, 1998, pp 416-417.

(anglais) Anderson, Jack. ‘Retrospective a witness to two cultures.’ Regina Leader Post, 5 juillet 2001.

(anglais) Hill, Tom and Lucy R. Lippard. It Takes Time. Catalogue d’exposition. Ottawa Art Gallery and Woodland Cultural Centre, Ottawa, Ontario, 2000.

Ouellet, Line. ‘Ron Noganosh. Shields for slaying Medusa.’ Double jeu: . Identité et Culture. Catalogue d’exposition. Musée national des Beaux-Arts du Québec, Québec (Québec) , 2004.

Canadian Heritage University of Regina Mackenzie Art Gallery Mendel Art Gallery Sask Learning