Technobabble

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Machine à Courbe Duelle
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description

Jeanne Parkin, experte en art, affirme: «Kim Adams est l’un des scupteurs les plus originaux au Canada. À l’aide des composantes industrielles préfabriquées, qu’on peut trouver dans n’importe quelle quincaillerie, il construit des machines excentriques qui sont présentées, comiquement, inventivement, pas seulement comme de machines fantaisistes mais aussi comme des métaphores du dilemme perpétuel de notre existence quotidienne.» (Parkin, 1999).

Kim Adams a une affinité pour les Canadian Tire. C’est là qu’il trouve des idées et des objets pour ses oeuvres. Machine à courbe duelle est une sculpture cinétique symmétrique faite de matériaux industriels qui a l’air préfabriquée. Construite sur un wagon/remorque de métal, la sculpture comporte de larges antennes paraboliques connectées à des moteurs aux deux extrémités, et deux pilônes de chaque côté des trois marches qui permettent d’accéder à la plateforme. De là l’observateur peut voir les antennes tourner quand elles sont branchées dans une prise de courant. La sculpture est peinte de couleurs vives et attrayantes et évoque des idées de loisirs et d’expériences agréables telles que les carnavals et les foires.

Machine à courbe duelle est une réplique à plus petite échelle de Machine à courbe, une sculpture de 1986 exposée dans les rues achalandées du centre-ville de Toronto. Pendant six heures chaque jour, un mois durant, l’artiste a partagé gratuitement sa machine/sculpture avec le public. Il encourageait son public à interagir avec la sculpture et observait ses réactions au spectacle qu’il avait créé. Chaque personne réagissait d’une façon unique. Andy Patton décrit les oeuvres de Kim Adams de cette façon: «Abandonnées, elles sont des sculptures, mais avec un public, elles sont des manèges, des amusements, des véhicules de marchands ambulants.» (Patton, 1991) En plaçant ses sculptures non-commerciales dans les rues, parmi les vendeurs de rue, Adams évoque des idées reliées à la consommation de biens, de même qu’ il encourage des activités divertissantes dans des milieux urbains achalandés.

À partir de ses expériences avec la culture de rue et la vie urbaine, Adams crée aussi des objets qui font référence à l’automobile et à l’idée de maison. Puisque pour beaucoup de gens, le véhicule est comme une deuxième maison, les autos d’aujourd’hui sont équipées pour le confort et le divertissement, avec des écrans de télévision et des systèmes de son. D’un autre côté, on trouve un nombre de plus en plus grand de sans-abris et de nomades qui ne posséderont jamais de véhicule ni de propriété. Le conservateur Andy Patton remarque que «ces deux modes – le mobile et l’immobile, le véhicule et la propriété– correspondent aux deux notions fondamentales de la vie urbaine contemporaine : l’auto et la maison. Mais même si la plupart de ses oeuvres ‘commencent’ dans l’un ou l’autre de ces modes, presque toutes ses oeuvres consistent en la condensation de ces deux modes en un seul objet, la transformation de véhicules en maisons et de maisons en véhicules.Trad.» (Patton, 1991)

Les oeuvres de Kim Adams sont imaginatives, amusantes et imprévisibles. Leur échelle est très variable, allant des petits environnements élaborés à des sculptures extérieures plus grandes que nature. Ses oeuvres sont souvent un mélange intriguant d’humour et de divertissement, combiné à des idées plus sérieuses reliées à la société contemporaine. Le journaliste Ron Frohwerk offre ces commentaires à propos de l’artiste: «La simple satire n’est qu’une petite partie du programme total d’Adams. Ses pseudo-machines ont un visage beaucoup plus humaniste; il veut que la technologie aide les gens, au lieu d’avoir une fonction simplement utilitaire – ou lucrative –. Le fait que ses machines ne fonctionnent pas réellement ne semble pas le décontenancer; en fait, leur non-fonctionnalité oblige l’artiste et le public à en concevoir des usages plus imaginatifs.Trad.» (Frohwerk, 1989).

Les influences artistiques de Kim Adams pourraient inclure les oeuvres de Duchamp et du mouvement dadaÑ—ste des années vingt. Comme Adams, les artistes de cette époque ont expérimenté avec le mouvement, les machines, et l’industrialisation. Une influence plus contemporaine pourrait être Jean Tinguély, qui s’est servi de la machine et de la technologie pour s’exprimer sur les développements technologiques des années soixante dans son oeuvre Hommage à New York.

additional resources Matière à réflexion
  • À un moment donné de sa carrière, Adams s’est fait dire que ses oeuvres n’étaient pas de l’art. Pourquoi pensez-vous qu’un spectateur en viendrait à une telle conclusion?
  • En quoi l’oeuvre de Jeff Wall (qui est aussi présentée dans le thème Technobabil) est-elle semblable à celle de Kim Adams?
  • Adams a des opinions arrêtées à propos des pelouses et de leur entretien dans la culture des banlieues. Que pensez-vous de cette pratique? Comment une telle activité est-elle reliée à l’écosystème et aux réserves d’eau?
  • Avez-vous déjà vécu ou voyagé longtemps à l’étranger ? Comment cette expérience a-t-elle changé la façon dont vous voyez le monde?
  • Le chroniqueur Jack Anderson note : «Depuis plus d’une décennie maintenant, Adams construit ces genres de véhicules inversés et impossibles qui ne fonctionnent pas, et qui font référence à la culture automobile américaine. Il est clair que ces véhicules représentent les mauvais côtés de l’industrialisme.Trad.» (Anderson, 2002) Comment pensez-vous qu’Adams exprime cela dans ses oeuvres?
  • Étudiez les modifications des proportions de l’avant et de l’arrière des automobiles d’époque en époque. Quelles proportions trouvez-vous les plus intéressantes? Pourriez-vous développer une formule à succès? Pour plus de renseignements ou d’aide, visitez les sites suivants:
Références

(anglais) Anderson, Jack. ‘Turning the Auto on Itself.’ Regina Leader Post, 25 juillet 2002.

(anglais) Frohwerk, Ron. Kim Adams: Curbing Machine and Gift Machine. Catalogue d’exposition. Plug In Gallery, 1989.

(anglais) Martineau, Luanne and Anthony Kiendl. Kim Adams: Street works.Catalogue d’exposition. Art Gallery of Calgary, Calgary, Alberta, 2002.

(anglais) Milroy, Sarah. ‘Nomad’s Land.’ The Globe and Mail, 11 juillet 2001.

(anglais) Parkin, Jeanne. Document non publié. MacKenzie Art Gallery, Regina, Saskatchewan, 1999.

(anglais) Patton, Andy. Trouser on Head. Catalogue d’exposition. Winnipeg Art Gallery, Winnipeg, Manitoba, 1991.

Canadian Heritage University of Regina Mackenzie Art Gallery Mendel Art Gallery Sask Learning