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Étude pour Saskatoon
description

Une oeuvre d’art finie est souvent le résultat de mois, ou même d’années, de planification et de travail. C’est particulèrement vrai d’une sculpture civique qui doit non seulement satisfaire la vision de l’artiste mais aussi répondre aux besoins du gouvernement ou du groupe qui l’a commandée. De plus, comme la sculpture est présentée dans le domaine publique, pour assurer la sécurité des observateurs et des passants, l’artiste doit fait très attention aux principes d’ingéniérie et de physique.

Même à l’époque de la Renaissance ,les artistes devaient faire plusieurs desseins ou ébauches de leurs œuvres avant de les sculpter ou de les peindre

( voir http://www.bc.edu/bc_org/avp/cas/fnart/HP/renaiss.html, http://witcombe.sbc.edu/ARTHrenaissanceitaly.html, and http://witcombe.sbc.edu/ARTHrenaissanceeurope.html). On appelait ces ébauches des «études», des travaux non finis. C’est le terme qu’emploie aussi Robert Murray pour ces deux œuvres qui font partie de la collection de la Mendel Art Gallery. Nous avons la chance d’avoir accès à ces deux études car elles nous permettent de comprendre la progression de l’oeuvre, de l’idée qui naît dans l’esprit de l’artiste à la sculpture monumentale qu’il réalise.

Nous avons ici deux études pour la même sculpture, mais elles sont réalisées dans un format et un médium différents : une aquarelle bidimensionnelle et une sculpture miniature tridimensionnelle. Ce ne sont pas les seules différences. Ainsi, la sculpture dépeinte dans la peinture est située à l’extérieur, dans un champ ,alors que la maquette—une version miniature de l’œuvre finale- est appuyée contre un panneau de métal. Les deux études semblent suggérer que la sculpture sera rouge mais le ton de l’aquarelle est plus près du rose alors que l’autre est bourgogne. L’aquerelle donne l’impression que la sculpture sera réalisée à l’aide de panneaux angulaires alors que dans la maquette, ces panneaux sont plus arrondis et les angles presqu’absents.

Pourquoi ces différences dans la forme? Pour commencer, elles expriment peut-être la difficulté à passer d’une version bidimensionnelle à une version tridimensionnelle. Mais il est peut-être plus vraisemblable qu’elles témoignent du processus de création. Les deux études indiquent que la création artistique est semblable à l’évolution, que l’artiste essaie et change différentes méthodes tant qu’il n’est pas satisfait du résultat final. Son tâtonnement dans les étapes préliminaires lui permet de mieux concevoir la forme que finira par prendre son œuvre, parfois radicalement différente de l’idée originelle, parfois légèrement altérée. De plus, cette méthode lui permet d’être plus sûr du résultat car si les autres approches n’ont pas marché, il sait que celle qui a marché résistera au passage du temps.

additional resources Matière à réflexion

  • À votre avis, pourquoi Murray a-t-il créé deux études très différentes pour sa sculpture?
  • Par laquelle a-t-il commencé? L’aquarelle ou la maquette?
  • Pourquoi un artiste peint-il une étude à l’aquarelle d’une sculpture? À quoi cela l’aide-t-il à penser?  
  • &Agr