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Une mère de la Prairie
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description

Une mère de la Prairie de Madeleine Barnett provient de la partie la plus connue de son oeuvre, c’est à dire sa sculpture réaliste figurative.

La sculpture elle-même est un buste c’est à dire qu’elle se concentre sur la représentation de la tête du sujet tout en incluant les épaules et ici, une partie du torse. Il s’agit d’un portrait sous forme de sculpture le plus souvent associé aux personnes célèbres, riches et puissantes, ou bien à des héros ou philanthropes locaux (comme c’est le cas de la sculpture de Fred Mendel réalisée par Leo Mol, œuvre également discutée dans le présent thème de ARTSask).

Barnett, quant à elle, a choisi ce style de sculpture pour dépeindre une femme anonyme. Il est possible qu’il s’agisse d’un autoportrait bien que rien dans l’oeuvre ne le laisse penser -- Barnett, était après tout originaire du Royaume Uni et n’a pas eu d’enfant avant 1936, soit un an après avoir terminé cette pièce.

Lorsqu’on remarque la date --1935—on se rend compte que cette sculpture a été terminée au milieu de la Crise économique des années 30, une période où la vie n’était pas facile. Elle était particulièrement difficile dans les Prairies où les tempêtes de vent et la sécheresse créaient des conditions telles qu’on parle des «Sales années 30 » alors que la terre partait en poussière et que des récoltes successives brûlaient sur pied. Dans les Prairies, juste vivre et élever une famille était devenu un acte de bravoure; c’était la preuve qu’on était suffisamment fort pour faire face aux forces de la nature et à l’adversité. .

C’est aussi à cette époque, ainsi qu’ultérieurement pendant la Seconde Guerre mondiale, que l’importance de la femme pour la survie de la famille des Prairies s’est révélée cruciale. Les femmes de la Saskatchewan n’ont obtenu le droit de vote que moins de 20 ans avant que ne soit terminée cette sculpture

Barnett traite son sujet avec soin et attention. Lorsqu’on observe la sculpture de près, on voit qu’elle a rendu la texture rugueuse des vêtements de la femme par des hachures croisées. Tandis qu’elle suggère que son sujet est important en plaçant l’œuvre sur un socle accompagné de la plaque «Une mère de la Prairie», elle suggère également que la femme est une ouvrière agricole; ses cheveux longs sont tirés vers l’arrière, ce qui rend son travail plus facile, et son expression est calme mais résignée. Son regard fatigué se perd dans le lointain comme si elle voyait venir d’autres tempêtes.

additional resources Matière à réflexion
Références

(anglais): Auteur inconnu. « Appreciation of Art Essential Part of Life Says Dean Basterfield » Regina Leader Post, 27 février 1943.

(anglais): Auteur inconnu. « Influence of Art Centre, With Its Travelling Shows, Seen in Spring Exhibition » Saskatoon Star Phoenix, 14 mai 1945.

(anglais): Auteur inconnu. Saskatoon Artists Through the Years: Celebration Saskatoon's Seventieth Anniversary. Saskatoon: Saskatoon Art Centre, 1952.

(anglais): Catalogues de The Art Association of Saskatoon Opening Exhibition. Saskatoon, Saskatchewan, 1941, 1942, 1945, 1951.

(anglais): McMann, Evelyn de R. Royal Academy of Arts/Académie royale des arts du Canada: Exhibitions and Members 1880-1979. Toronto: University of Toronto Press, 1981.

(anglais): Nécrologie de Madeleine Lorimer Jordan Barnett. Saskatoon Star Phoenix, 22 décembre 1961.

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