Lumière naturelle

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Le bois de séquoias
description

Les photos de Redwood Downs ne sont pas les œuvres d’art mais des documents d’une installation de l’artiste qui fait partie de la collection de la Mendel Art Gallery>. Alors que la plupart des artistes tirent profit d’un espace pour produire des œuvres à grande échelle, Hoffos, quant à lui, préfère attirer le spectateur. Si on veut voir un personnage qui ne fait que deux pouces de haut, il faut se rapprocher de l’œuvre. Pourtant, on a plus l’impression de voir un film qu’une œuvre d’art complexe et ses installations  produisent des réactions émotionnelles chez le spectateur mais seulement s’il en fait l’expérience dans le temps.

Hoffos se sert aussi de miroirs et de surfaces de projection pour construire ses installations et, parce qu’il utilise la lumière pour créer des illusions, le spectateur a parfois l’impression de pénétrer dans un rêve. Il peut voir des choses, comme ses figurines, d’une manière qu’il ne les verrait pas normalement, ou bien il peut voir les choses grandeur nature mais ne peut pas interagir avec elles. Ainsi dans  Redwood Downs, on voit un chat projeté, qui ne peut être « ressenti  » que si le spectateur empêche la projection. Sinon, le chat répète la même action, sans s’arrêter.  

Hoffos a déclaré : « Souvent, ce que je veux créer m’apparaît dans mes rêves, presque dans sa totalité. Il ne me reste plus qu’à trouver comment transmettre le thème, l’image ou l’impression. Pendant le processus de création, les choses évoluent et disparaissent souvent. Il s’agit alors de retrouver ce rêve ou ce flash initial. » (Salida, 2002)>

Redwood Downs est une des œuvres de la vaste série qu’Hoffos appelle Scenes from the House Dream. Lorsque la phase 4 a été exposée à la Dunlop Art Gallery de Regina, on pouvait lire sur la notice d’exposition que « l’œuvre individuelle dans cette série offre des images d’une mise en scène nocturne lancinante, peuplée de personnages agités. » (News Release, 2006)

La critique d’art Nancy Tousley voit Redwood Downs comme une banlieue fictive où Hoffos se sert de ses astuces visuelles pour permettre au spectateur de contempler « … non seulement la ville, semblerait-il, mais aussi l’immensité de l’univers… Est-ce que c’est ce qu’on ressentirait si on traversait l’écran pour faire partie du film?, demande Tousley. Devenir un personnage dans la mise en scène? Découvrir que l’espace filmique a des coupes profondeur et temps qu’on ne peut ressentir si on est assis dans une salle de cinéma? » (Tousley, 2003)