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Le gros et la méchante femme-médecine (images avec fumée)
description

Les oeuvres d’Odjig traitent de thèmes universels variés parmi lesquels la souffrance humaine, les relations, la culture, la spiritualité et l’importance de la famille. Elle a développé dans ses travaux un mélange unique de styles occidentaux – comme le cubisme et le surréalisme – et d’une vision autochtone du monde pour exprimer ces thèmes.

L’arc courbe et le cercle sont des motifs centraux de l’œuvre d’Odjig, entourant ses figures et signifiant pour le peuple ojibwé l’achèvement et la perfection. Le cercle symbolise aussi la femme dans la culture ojibwée. Des lignes rythmiques qui ondulent, entourant des figures de couleurs vives, caractérisent ses images.

Le gros et la méchante femme-médecine (images avec fumée), provenant de la collection de la MacKenzie Art Gallery, est l’une des images de « Tales from the Smokehouse » qu’elle crée entre 1969 et 1974. Le docteur Herbert Schwartz, un médecin travaillant pour la ligne DEW dans le nord du Canada, collectionne des histoires érotiques provenant des communautés autochtones de tout le pays et invite Odjig à les illustrer. Elle crée des images sexuelles et érotiques explicites liées au message central de chaque histoire.

Dans Le gros et la méchante femme-médecine (images avec fumée) Odjig présente une perspective masculine de la définition et du contrôle de la puissance du mâle à travers le pénis. Le vagin de la méchante femme-médecine est muni de dents capables de dérober aux hommes infidèles leur puissance et, par extension, leur vie. Les deux figures qui se trouvent derrière la femme – comme les voisins/voyeurs qui observant toujours ce que vous êtes en train de faire – représentent des codes de valeurs et de comportement acceptables dans la communauté. 

« À l’époque, les gens ont été choqués, bien qu’aujourd’hui, les choses aient changé, » Odjig a-t-elle déclaré dans une entrevue en mars 2008. « Toutefois, c’est la communauté autochtone qui a été la moins choquée. Nous avons grandi dans l’acceptation de ces choses. Les affaires sexuelles faisaient partie de la vie. » (Goddard, 2008)

additional resources Matière à réflexion
« Je vois mes tableaux comme un hommage à la vie. Mon subconscient me dicte sans doute un contenu et je suis heureuse de ne pas chercher plus loin. Je ne suis pas à l’aise avec les mots – mes peintures sont peut-être la déclaration la plus honnête et la plus légitime. » Daphne Odjig, (couverture au dos de Odjig)
  • Son collègue, Norval Morriseau, a surnommé Odjig « la grand-mère de Picasso ». Regardez des œuvres de Pablo Picasso et essayez de reconnaître son influence sur l’œuvre d’Odjig. Pour commencer, consultez les sites Web suivants :
  • Dans sa discussion de l’érotique (définie à Answers.com comme “ayant rapport avec l’amour ou le désir physique »), Morgan Wood écrit que: « Une tendance ressort chez les gens avec qui j’ai parlé : il y a ceux qui sont profondément affectés par les pensionnats indiens et ceux qui se sont sauvés. Ces expériences ont créé deux points de vue bien différents de l’érotique. …Ceux qui se sont sauvés voient l’érotique comme partie intégrale de la vie; nous naissons, nous mourons et, entre les deux, nous avons des moments érotiques : certains sont drôles, certains sont bons pour l’esprit. Bon nombre de ceux affectés par les pensionnats avaient honte de leur sexualité et ont dû la reconquérir. » (Wood, 1999)  Certaines personnes peuvent qualifier les expositions d’art érotique dans des musées des beaux-arts publics de pornographiques. Ils s’opposent à ce que des institutions recevant des fonds publics exposent ce qu’ils considèrent comme des images suspectes.
  • Étudiez la définition de « érotique » ci-dessus, ou recherchez d’autres définitions et écrivez ce qui, selon vous, constitue une différence entre ce qui est érotique et ce qui est pornographique. 
  • L’un des artistes autochtones apparaissant sur le site ARTSask, Robert Houle, a démissionné de son poste de conservateur d’art indien contemporain au Musée canadien des civilisations parce qu’il était frustré de la façon dont l’art autochtone était présenté comme des artefacts ethnographiques plutôt que comme des œuvres d’art. L’art autochtone tend, en fait, à être le pôle d’attraction de la question: « S’agit-il d’un artefact ou bien est-ce de l’art? »  (Voir « Indian Art vs. Artifact:  A Problem of Ambiguity » pour obtenir plus de renseignements sur cette question.)
  • Les réponses à cette question aide à expliquer l’importance de l’exposition des oeuvres de Odjig à la Winnipeg Art Gallery en 1972. Identifiez ce qui différencie les musées des beaux-arts des musées d’ethnographie. De quelle façon ces différences se reflètent-elles dans la catégorisation des objets culturels autochtones par la culture dominante en Amérique du Nord?
Références

Auteur inconnu. « Le Musée des civilisations rend hommage à l'art de Daphne Odjig. » Extrait d’Internet le 10 juin 2008 à: http://www.civilization.ca/media/show_pr_f.asp?ID=1239

(anglais) Auteur inconnu. ‘Daphne Odjig.’  Native Online.  Extrait d’Internet le 10 juin 2008 à :  http://www.nativeonline.com/daphne_odjig.htm.

(anglais) Auteur inconnu.  ‘Daphne Odjig.’  Whetung Ojibwa Centre.  Extrait d’Internet le 10 juin 2008 à:  http://www.whetung.com/odjig.html

Bailey, Jann L.M.  « Daphne Odjig – Article. »  Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques, Le Conseil des arts du Canada, 2007. Extrait d’Internet le 10 juin 2008 à :  http://www.canadacouncil.ca/prizes/ggavma/2007/bj128182730924739200.htm, http://www.canadacouncil.ca/prix/ggavam/2007/bj128182730924739200.htm

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Canadian Heritage University of Regina Mackenzie Art Gallery Mendel Art Gallery Sask Learning