Humour

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Lithographie
description

Dans la lithographie présentée ici, Wieland joue avec la technique tout en explorant des idées ayant trait au féminisme et au patriotisme. L’humour, la passion, le glamour et l’érotisme se révèlent aussi dans son choix de sujet. Le titre, O Canada, renforce cette idée parce que le si le O rappelle ici la forme de la bouche, cette position des lèvres suggère aussi la passion ou le charme.

Pour réaliser cette gravure, Wieland s’est recouvert les lèvres d’un rouge à lèvres gras et les a appuyées sur une pierre litographique propre. La lithographie est une technique de gravure qui consiste à dessiner des images sur une pierre lisse à l’aide d’un crayon ou d’un pigment gras. Une fois le dessin terminé, la surface de la pierre est recouverte d’une solution à la gomme arabique puis constamment humidifiée pendant l’impression. Cette méthode repose sur le concept que l’eau et l’huile se repoussent mutuellement. Lorsque l’encre d’impression est roulée sur la surface de la pierre, l’encre adhère au dessin fait au crayon gras ou au rouge à lèvres et est repoussée par l’humidité partout ailleurs.

Si on regarde de près la lithographie de Wieland, on peut voir qu’elle a reproduit ses lèvres en dix rangées de dix bouches sauf dans les deux dernières où il n’y a que neuf bouches, ce qui donne au total soixante-huit bouches. Elles ont toute une forme différente et si on les balaie du regard, on a l’impression qu’elles « disent » un message ou un code secret. Chaque bouche est sensée représenter la position de la bouche d’une personne qui chante l’hymne national canadien, Oh Canada.

additional resources Matière à réflexion
  • Est-ce que l’enregistrement de l’hymne national de Wieland avec des empreintes de lèvres exprime le patriotisme? Est-ce que cela pouvait offenser certains Canadiens?
  • Wieland se sert d’une technique appelée lithographie pour réaliser cette gravure. La lithographie part du principe que l’eau et l’huile se repoussent. Elle a donc pu utiliser avec habileté « du rouge à lèvres », un matériau appartenant à la culture populaire et à la culture féminine, pour réaliser une gravure d’art. Les bouches des femmes parleraient-elles en faveur du nationalisme canadien?
  • Discutez du nombre de femmes occupant des postes politiques au Canada. Selon vous, les politiques sociales changeraient-elles s’il y avait plus de femmes au pouvoir?
  • Si le Canada en tant que pays était représenté par un des deux sexes, lequel l’emporterait : le sexe masculin ou le sexe féminin? Discutez.
  • Quels sont certains des rituels ou cérémonies patriotiques que nous marquons au Canada? Être Canadien, qu’est-ce que cela signifie? Avez-vous l’esprit patriotique? Iriez-vous à la guerre pour votre pays? Donnez vos raisons. Chantez vous « O Canada» à haute voix ou ne faites-vous que bouger les lèvres lorsqu’il est joué? Quel rôle joue la musique dans l’encouragement du patriotisme?
  • Wieland a fait de puissantes déclarations politiques en se servant d’une courtepointe pour véhiculer son message. Un de ses œuvres s’appuyait sur le commentaire du premier ministre de l’époque, Pierre Elliott Trudeau qui disait « La raison avant la passion» ou « Reason with Passion ». Wieland a réalisé deux courtepointes. Trudeau a acheté celle où le texte était en français et le Musée des beaux-arts du Canada, celle où le texte était en anglais. Effectuez une recherche sur les années Trudeau et sur les répercussions de la Loi des mesures de guerre au Québec en octobre 1970. Pouvez-vous trouver d’autres exemples d’actes politiques qui ont influence des œuvres d’art au cours de l’Histoire?
  • À votre avis, Wieland s’intéressait-elle à l’amour lorsqu’elle a réalisé cette oeuvre?
Références

(anglais) Elder, Katheryn. ‘Joyce Wieland.’ The Film Reference Library, Janvier 2003. Capté d’Internet le 14 août 2008: http://www.filmreferencelibrary.ca/index.asp?layid=46&csid1=70&navid=46

(anglais) Everett-Green, Robert. ‘A Woman’s Point of View.’ The Globe and Mail, 30 juin 1998.

(anglais) Lind, Jane. Joyce Wieland: Artist on Fire. Halifax, Nova Scotia: James Lorimer and Company, 2001.

(anglais) McNevin, Suzanne. ‘Joyce Wieland Canada's Greatest Female Artist of the 20th Century.’ The Art History Archive, sans date. Capté d’Internet le 14 août 2008: http://www.arthistoryarchive.com/arthistory/canadian/Joyce-Wieland-Canadian-Artist.html

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