Question d’environnement

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Ozone
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James considère que les difficultés sont des occasions d’apprendre, et il aime apprendre. Ozone fait partie d’un groupe d’oeuvres qu’il a conçues en se donnant pour défi de travailler à grande échelle en utilisant des média aussi variés que le contreplaqué, le gypse et le métal. Il voulait découvrir par ce processus l’essence de chacun de ces matériaux.

Une fois en face de la grande pièce de lourd métal noir qui allait devenir Ozone, James a commencé à expérimenter. Il a gratté la surface, y a dessiné et vaporisé de la peinture; il a même donné frappé le métal avec un bâton de baseball. Il se sentait captivé par les dimensions et la surface de l’oeuvre et restait ouvert au changement et aux heureux accidents de parcours. Pour James, faire de l’art est comme partir en voyage; le corps de l’oeuvre d’art représente l’épuisement du voyage, et lorsque l’oeuvre est terminée, il lui reste les souvenirs, puisqu’il aime faire don de ses oeuvres!

La surface d’Ozone est couverte de marques non-figuratives, de couleurs et de motifs. Des dessins de trous de différentes grandeurs sont apparents, à travers lesquels on peut voir des sphères colorées lumineuses. James utilise des outils de dessin traditionnels comme des crayons de plomb et des pastels à l’huile pour effectuer ses marques sur la surface de métal. Elles sont appliquées avec une énergie qui donne au travail une grande vivacité – une curieuse combinaison de permanence et d’impermanence. Ironiquement, les dessins impermanents semblent rester intacts, alors que le métal, lui, rouille.

James croit que cette idée de corrosion n’est pas si mauvaise. Il affirme que tout, --y compris nos corps-- est destiné au dépotoir. Il croit qu’il faut laisser la nature suivre son cours. Ozone, bien qu’elle soit protégée avec de l’acrylique, continue de se détériorer. La nature possède sa propre force, comme James le dit en citant (en entrevue) Neil Young dans son album “Rust Never Sleeps” (La rouille ne dort jamais). Les oeuvres d’art possèdent aussi leur propre vie – l’artiste insuffle de la vie à son matériau, comme Frankenstein le fait pour son monstre, et alors ces créations deviennent libres d’influencer ceux et celles qui entrent en contact avec elles.

En travaillant sur Ozone, James s’est rappelé de regarder par la fenêtre la nuit pour y admirer les étoiles dans le ciel de la Prairie. James, un mélomane, pensait probablement aux paroles de la chanson “Into the Black” (‘ Dans le noir’ de l’album de Neil Young “Rust Never Sleeps”),

“Hey hey, my my
Rock and roll can never die
There's more to the picture
Than meets the eye.”

(Hé, Hé, Le rock ne peut pas mourir; les choses sont moins simples qu’elles en ont l’air -- il ne faut pas se fier aux apparences)

Les bords dentelés de l’image de James lui donnent un air de timbre géant. Il a utilisé le cadre de référence du timbre parce que, comme la musique populaire, l’oeuvre est destinée à voyager et a besoin d’un public réceptif. Le motif du timbre donne une idée communication, d’envoyer un message à quelqu’un. Le message pourrait être que nous pouvons changer les choses si nous prenons soin de l’air, de la terre, et de tout ce qui constitue notre environnement.

À l’époque où Ozone a éé créé, James écrivait des poèmes; il appréciait les jeux de mots et passait beaucoup de temps avec des poètes. Les titres alternatifs qu’il donne à son oeuvre sont Oz-own (celui de Oz) and Owe Zone (zone de dette), des jeux de mots sur le mot ozone, la couche protectrice d’air qui entoure la terre. James suggère que l’état de cette couche protectrice est notre responsabilité, qu’il se peut que nous soyons redevables aux générations ultérieures de notre incapacité à changer et à agir de manière responsable envers l’environnement naturel. James place le chiffre un dans le coin du tableau, là où la valeur pécuniaire du timbre apparaît habituellement, ce qui fait peut-être référence au fait que nous n’avons qu’une planète et que nous devons la sauvegarder.

additional resources Comprendre son métier
Duration: 1:43 min
Size: 7172kb
L’environnement
Duration: 2:04 min
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Ozone – 1ère partie
Duration: 1:59 min
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Ozone – 2ième partie
Duration: 2:30 min
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Ozone – 3ième partie
Duration: 1:59 min
Size: 8469kb
Matière à réflexion
  • Visitez une boutique de votre quartier où l’on peut acheter des timbres particuliers ou allez en ligne à Postes Canada. Renseignez-vous sur ce qui donne de la valeur à un timbre. Pourquoi collectionne-t-on des timbres, des pièces de monnaie, des cartes de hockey ou des œuvres d’art? Possédez-vous une collection ? Si vous n’avez pas de collection, qu’aimeriez-vous collectionner ? Pourquoi croyez-vous que certaines personnes deviennent fanatiques au point de vouloir dépenser des montants prohibitifs pour des pièces additionnelles?
  • De quelle manière la présentation et l’achat de timbres ont-ils changé ces dernières années ? La bordure du timbre de James de même que le timbre lui-même sont-ils devenus désuets ?
  • Découvrez la fonction de la couche d’ozone ainsi que les changements qu’elle a subis en raison de la pollution. Quelles conséquences dévastatrices sa réduction entraîne-t-elle? Que pouvez-vous faire pour faire cesser sa réduction ? Discustez les problèmes qui y sont reliés avec des camarades de classe, enseignants et amis. Vous trouverez sur ces sites des renseignements supplémentaires sur la couche d’ozone :
  • Les médias encouragent-ils la consommation par les idées qu’ils avancent? La peur de ne pas être accepté (e), aimée (e), de ne pas être en sécurité exerce-t-elle une influence sur les achats faits par vous et votre famille ? Quels autres aspects influencent vos achats et votre consommation?
  • James se fixe des objectifs et travaille à les atteindre. Il vise à terminer la tâche qu’il s’est assignée. S’il rencontre des difficultés, comme c’est le cas pour chacun, il s’arrête et se remet plus tard à la tâche de résoudre le problème, lorsque des idées nouvelles lui viennent. Que faites-vous lorsque vous rencontrez un problème? Pourquoi James ne voudrait-il pas détruire ce qu’il a commencé?
  • James écoute rarement la télévision. Il croit que nous avons si peu de temps à notre disposition qu’il ne veut pas en perdre à regarder la télévision. Quelles sont vos habitudes en ce qui concerne la télévision ? Qu’aimez-vous faire pour vous relaxer?
  • Les jeux de mots, les rébus et charades sont amusants et posent des défis. Comment ajoutent-ils au sens d’une oeuvre d’art? Inventez un jeu de mots ou un rébus qui pourrait s’appliquer à une autre question environnementale.
Références

(anglais) Anderson, Jack. Generation Next. Catalogue d’exposition. Rosemont Art Gallery, Regina, Saskatchewan, 2000.

(anglais) Potter, Debby. Correspondence personnelle with Brian James, 2008.

Canadian Heritage University of Regina Mackenzie Art Gallery Mendel Art Gallery Sask Learning