Question d’environnement

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Nid et roche No. 2
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description

La MacKenzie Art Gallery a dans sa collection deux oeuvres de Goodwin contenant l’image d’un nid. L’une est la forme sculpturale que l’on aperçoit ici, alors que l’autre est une eau-forte/dessin à l’encre intitulée Nid (1973). L’estampe consiste en une très belle image d’un nid (sens littéral), alors que la définition métaphorique (sens symbolique) du nid est écrite au crayon de plomb sous le dessin : «Un endroit de retraite ou de résidence confortable, un lieu de prédilection, un lieu habituel de rendez-vous et aussi la demeure de quoi que ce soit de méchant, de néfaste, comme dans les expressions un nid de brigands, un nid de vipères. Trad.».

Ces deux oeuvres offrent un bon exemple d’une artiste qui travaille un thème en utilisant des matériaux complètement différents pour communiquer un message. Les sens contradictoires présents dans l’estampe ont pris forme dans la sculpture.

Le nid du bas dans le petit cabinet de plexiglass fait référence à un environnement sain, sécuritaire et paisible. Goodwin utilise un vrai nid d’oiseau. C’est un objet trouvé dans un environnement où les «parents» de l’oiseau ont coopéré afin de créer un endroit où élever leurs petits et les préparer à survivre.

Le nid de l’étagère du dessus dans le cabinet est construit de manière similaire, mais les matériaux utilisés sont des clous, du fil de fer et des aimants. Cet objet fabriqué est tordu en une forme menaçante, ce qui suggère un foyer menacé ou peu confortable. Écologiquement, cette forme pourrait suggérer un monde où la manufacture et le progrès ont détruit ou remplacé la beauté de l’environnement naturel. Philosophiquement, cela pourrait faire référence au fait que la vie n’est pas toujours ce que nous voulons qu’elle soit.

Un nid est également un endroit camouflé où un criminel pourrait se cacher. La roche entre les deux nids agit-elle comme protection contre le mal représenté par le nid du bas? Gary Michael Dault donne quelques aperçus sur les sculptures de Goodwin lorsqu’il note qu’elles sont : «…inévitablement à propos de la survie, à propos de ceux qui s’imposent (pas seulement politiquement mais en raison de la condition humaine). Ses pièces sculpturales fortement élégiaques, si élégantes qu’elles soient, semblent avoir à voir principalement avec l’enfermement, l’internement, avec le corps assiégé, avec la détresse et sa résolution.Trad.» (Dault, 2004)

Traditionellement, une roche représente la force et la rigidité. Dans son oeuvre, Goodwin pourrait-elle avoir placée cette roche comme un obstacle entre deux images/idées, comme dans le vieux diction anglais, ‘between a rock and a hard place’ (Littéralement : être placé entre une roche et un endroit dur) Métaphoriquement, la roche pourrait avoir un sens moins évident: « L’oeuvre de Goodwin fait de toute évidence référence à notre état pénible de dépossédés - notre incapacité à communiquer.Trad.» (Grande, 1991)

additional resources Matière à réflexion
  • Le critique Brian Johnson déclare «l’art de Goodwin montre une douloureuse compassion pour un monde souffrant. ‘Je ne commente pas une horreur particulière’, affirme Goodwin, puis elle rappelle avec désespoir les massacres ethniques du Rwanda et du Kosovo. » (Johnson, 1998). Informez-vous au sujet des atrocités commises au Rwanda, au Kosovo et ailleurs, à partir des médias, et discutez de la condition humaine avec des amis, des camarades de classe, et des enseignants.
  • Pourquoi pensez-vous que Goodwin a utilisé le cabinet de verre et l’a dessiné comme elle l’a fait? Quelles métaphores ou idées additionelles le cabinet de verre pourrait-il suggérer en relation avec les nids?
  • Comment la présentation du cabinet de verre serait-elle affectée si le cabinet était horizontal? Comment cette présentation serait-elle affectée si Goodwin n’avait pas équilibré les nids en plaçant la roche entre les deux?
  • Le critique Brian Johnson affirme : «Ce qui est remarquable au sujet du succès de Goodwin est que dans le monde à prédominance masculine qu’est le monde de l’art où la peinture est le médium de prédilection, Goodwin a laissé sa marque en dessinant.» (Johnson, 1998) Croyez-vous qu’il parle en connaissance de cause? Comment le dessin pourrait-il être considéré comme moins important que la peinture?
  • Songez aux pertes dans votre vie. Comment la tragédie affecte-t-elle différemment les gens?
  • Goodwin a révélé dans une entrevue avec Deirdre Hanna : «La première chose dont les artistes ont besoin, c’est de la persévérance. Le talent arrive en dernier.» (Hanna, 1998). Croyez-vous que ce qu’elle dit soit vrai?
  • L’écrivain Christopher Hume dit: «Goodwin voit l’art comme un processus plutôt qu’un produit. Les pièces constituent ce qui reste de l’activité, ses traces» (Hume, 1998) Accepteriez-vous cette idée? Croyez-vous que le processus soit aussi ou plus important que le produit?
  • John Bentley Mays parle de l’utilisation que fait Goodwin du magnétisme : «Elle est fascinée par le magnétisme, son invisibilité et son étrange pouvoir de lier et d’accomplir des choses visibles. Le magnétisme, dans l’imagination mythique de Goodwin, est un signe de l’invisible, de l’implacable mais frêle énergie qui garde les coeurs et les corps ensemble jusqu’à ce que l’inévitable énergie de la perte et de la mort les déchire.Trad.» (Mays, 1993). Comment l’utilisation d’aimants ajoute-t-elle du sens à Nid et roche? Pouvez-vous déceler une attirance et une répulsion dans cette oeuvre?
  • Pourquoi les oiseaux construisent-ils de préférence leurs nids dans certains endroits? Renseignez-vous sur les habitudes de nidification des oiseaux.
Références

(anglais) Dault, Gary Michael. ‘An Unabashedly Moving Experience.’ Globe and Mail, 30 octobre 2004.

(anglais) Driedger, Sharon Doyle. ‘Bodies and Blood: Betty Goodwin Depicts Profound Inner Landscapes.’ MacLean’s, 4 décembre 1995.

(anglais) Freedman, Adele. ‘Swimmer.’ Canadian Art, Hiver1984.

(anglais) Grande, John K. ‘Betty Goodwin.’ Art Forum, novembre 1991.

(anglais) Hanna, Deirdre. ‘Betty Goodwin: Brutal Truths Gnaws at Canadian Art Icon.’ Toronto Now, 12-18 novembre 1998.

(anglais) Hume Christopher. ‘Reluctant Art-Star Lets Her Paintings Do the Talking.’ The Toronto Star, Samedi 21 novembre 1998.

(anglais) Johnson, Brian. ‘Body Language.’ MacLean’s, 30 novembre 1998.

(anglais) Mays, John Bentley. ‘Plumbing the Depths of the Unsayable.’ The Globe and Mail, dimanche 6 juin 1992.

(anglais) --. ‘With Steel In Her Heart and Iron In Her Soul.’ The Globe and Mail, samedi 24 avril 1993.

(anglais) ---. ‘Betty Goodwin Given Her Due.’ National Post, 18 novembre 1998.

Commentaire du jury. Communiqué de presse. Conseil des arts du Canada. 2003.

Canadian Heritage University of Regina Mackenzie Art Gallery Mendel Art Gallery Sask Learning