Au-delà du figuratif

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Oh pour mille langues
description

Monkman est un artiste visuel, un illustrateur et un vidéaste. Il s’inspire de son patrimoine autochtone et, dans son oeuvre, il traite de l’impact du colonialisme  sur les Premières Nations. Dans une entrevue, il dit de son travail qu’il est « …lié ou inspiré, d’une manière ou d’une autre, par mon patrimoine autochtone et par cet espace que j’occupe entre deux cultures, parce que je suis d’ascendance mixte. J’ai donc toujours tenté de définir, dans une certaine mesure, cet espace entre les deux….»  (Monkman, Cybermuse.com)

Sa première série de peintures, intitulée The Prayer Language, reflète son expérience d’enfant exposé aux hymnes chrétiens traduits en signes syllabiques cris sans qu’il ait vraiment appris sa langue ancestrale. Monkman explique que le titre fait référence aux Saulteaux, qui, lorsqu’ils parlaient du cri le désignaient comme la langue de la prière puisqu’il avait servi à traduire un hymnaire. Le titre de toutes les peintures de la série – y compris Oh for a Thousand Tongues, présentée ici – est celui d’hymnes qu’on trouve dans l’hymnaire cri. Tous les titres ont un double sens sexuel qui selon Monkman est lié à son étude de ce que signifie le pouvoir par rapport au toucher et à la sexualité. 

Monkman décrit sa démarche dans la série The Prayer Language ainsi : «Dans cette série de peintures, je transcris les traductions d’hymnes chrétiens en écriture syllabique crie en de multiples couches de peinture acrylique semi-transparente. En suspension entre ces couches se trouvent des formes organiques, ressemblant parfois à la silhouette d’un corps ou à des organes. Dans une échelle de couleurs qui suggère la pigmentation variée de la chair humaine, ces formes viscérales ressortent à la surface de la peinture comme des veines, des muscles ou des os qui remontent de l’intérieur du corps pour devenir visibles juste sous la peau. Dans certaines peintures, les formes sont certainement plus figuratives et dépeignent des corps enlacés. En m’inspirant de photos érotiques d’hommes qui luttent, je crée l’ambiguïté dans l’image finale.»  (Monkman, 2001)

additional resources Influence de George Catlin
Duration: 2:24 min
Size: 10066kb
Oh for a thousand tongues
Duration: 2:12 min
Size: 9616kb
Premières inspiration
Duration: 2:12 min
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Série sur la Langue de prière
Duration: 2:17 min
Size: 10237kb
Théâtre de Cristal
Duration: 1:49 min
Size: 8110kb
Matière à réflexion
  • À votre avis, pourquoi Monkman se sert-il dans ses peintures des symboles d’une langue qu’il ne comprend pas?

 

  • Selon vous, que signifie le fait de peindre les principaux éléments du tableau – les signes syllabiques et les formes humaines – en couches superposées?
  • Pourquoi Monkman a-t-il donné un caractère ambigu aux silhouettes des corps qui se trouvent dans la peinture? Pouvez-vous déterminer si elles se débattent ou elles s’étreignent?
Références

Monkman, Kent.  Réflexion de l’artiste au sujet de ‘The Prayer Language.’  Urbannation.com, 2001. Tiré de http://urbannation.com/kentwritings.htm, 7 janvier 2008.

--- ‘Rendez-vous avec l’artiste: J’essaie de définir cet espace entre les deux cultures.’   Cybermuse.com. Tiré de http://gallery.ca/cybermuse/showcases/meet/artist_f.jsp?artistid=26919, 7 janvier 2008.

Waboose, Jan Bourdeau.  ‘Setting the Stage: Kent Monkman."  Aboriginal Voices, Sept/oct, 1995.

Canadian Heritage University of Regina Mackenzie Art Gallery Mendel Art Gallery Sask Learning