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Le sommeil de la raison
description

« En tant qu’artiste, je me suis toujours sentie plus proche des gens que de la terre », Vanderhaeghe a-t-elle un jour déclaré « … pour capturer la psychologie plus que les images physiques. » (Newman, 1990) Cette déclaration nous aide car on ne voit aucune personne dans Le sommeil de la raison. Malgré cette absence, on peut assumer que le balai et le landau sans roues en suspension ont des liens avec des personnes.

Le sommeil de la raison, qui fait partie de la collection de la MacKenzie Art Gallery est un diptyque, c’est à dire qu’il est formé de deux panneaux. Depuis des milliers d’années, c’est un format qui a souvent été employée pour les objets religieux et artistiques. Mais, plus prosaïquement, ils peuvent servir aussi pour dresser des listes. Les panneaux ont généralement la même taille. Autrefois, certains, en bois, étaient joints par des charnières, permettant ainsi à leurs propriétaires de les fermer et ainsi de les protéger lorsqu’ils voyageaient.

Dans l’œuvre de Vanderhaeghe, un des panneaux est cependant bien plus grand que l’autre, bien que les couleurs du fond et la poignée du landau créent un lien entre le panneau de gauche et celui de droite.

Le balai en suspension dans l’air dans le panneau de gauche est à l’envers, son manche pointant vers le bas. Le balai symbolise souvent le travail de la femme et est généralement associé aux sorcières et à la sorcellerie. Il est possible que le balai de Vanderhaege soit associé à ces deux sens.

Le landau sans roues flotte aussi sur un fond indescriptible. Sans roues, il est évident que le landau ne va nulle part. Pour ce qu’on en sait, il est peut-être vide. Vanderhaeghe nous laisse combler les blancs, ce que la critique Gallagher-Shuebrook appelle « les ambiguïtés narratives qui demandent plusieurs visites de la part du spectateur. » (Gallagher-Shuebrook, 1994)

Vanderhaeghe nous présente donc deux tableaux et deux objets aux multiples

Interprétations pour titiller notre imagination. Elle nous donne aussi un titre intriguant qui nous amène à nous poser des questions, Est-ce que le travail ménager est synonyme de sommeil de la raison, dans l’esprit de Vanderhaeghe? Ou bien, est-ce le fait d’avoir et d’élever des enfants? Est-ce les deux à la fois? Peu importe les réponses que nous donnons à ces questions, le sommeil mène éventuellement au réveil, et nous pouvons nous demander à quoi ce réveil pourrait ressembler.

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Matière à réflexion
  • Pourquoi l’artiste a-t-elle peint une partie de la poignée du landau dans le panneau de gauche du diptyque Le sommeil de la raison?
  • Selon vous, que symbolise la poussette sans roues?
  • Le balai dans le panneau de gauche est un balai en paille. Ce type de balai en matériaux naturels a largement été remplacé par des balais synthétiques. Le landau est d’un style ancien que Vanderhaeghe a peut-être vu dans son enfant. Selon vous, l’artiste les a-t-elle choisis délibérément? Si c’est le cas, que signifient-ils ?
  • Quand nous regardons une oeuvre d’art, il nous arrive nous demander, consciemment ou inconsciemment ce qu’elle raconte. Que «lisez-vous dans Le sommeil de la raison? Sans souffler, demandez à une ou deux personnes de regarder le tableau et de l’interpréter. Leurs histoires ressemblent-elles à la vôtre, ou sont-elles très différentes?
Références

(anglais) Anderson, Jack. ‘Installation challenges fixed world of objects.’ Regina Leader-Post, 14 juillet 2004.

(anglais) Anderson, Jack. ‘Thoughtful, complex works.’ Regina Leader-Post, 17 septembre 1998.

(anglais) Auteur inconnu. Marie Lanoo & Margaret Vanderhaeghe: The Source of Things. Note pour une exposition en 1999 show à la Mendel Art Gallery, Saskatoon (Saskatchewan), 1999.

(anglais) Auteur inconnu. ‘Margaret Vanderhaeghe: L’artiste.’ Showcase: Relationships. Saskatchewan Arts Board, 2001. Capté sur Internet le 21 mai de : http://www.artsboard.sk.ca/showcase/ex_relation_04.shtml

(anglais) Beatty, Greg. ‘Artist translates her memories into narrative visual language.’ Regina Leader-Post, 28 février 1994.

(anglais) Gallagher-Shuebrook, Fran. How Shall We Know Them?. Catalogue d’exposition. Dunlop Art Gallery, Regina, Saskatchewan, 1994.

(anglais) Mills, Dr. Josephine. ‘Margaret Vanderhaeghe: In Your Face.’ The Mendel Folio, Summer, 2005.

(anglais) Newman, Marketa. Biographical Dictionary of Saskatchewan Artists: Women Artists. Saskatoon (Saskatchewan): Fifth House Publishers, 1990.

(anglais) Nowlin, Tim. Margaret Vanderhaeghe: Under Cover. Catalogue d’exposition. Rosemont Art Gallery, Regina (Saskatchewan), 1998.

(anglais) Robertson, Sheila. ‘Childhood informs exhibition: Drama, conflict and quiet heroism in Vanderhaeghes’s paintings.’ Saskatoon Star Phoenix, date inconnue.

Canadian Heritage University of Regina Mackenzie Art Gallery Mendel Art Gallery Sask Learning