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Le refuge paisible de Maxine Coleman
description

Le refuge paisible de Maxine Coleman fait partie des 19 photos en couleur que Pelkey a présentées dans son exposition The great effect of the imagination on the world. L’exposition portait sur les jardins de banlieue de Saskatoon que leurs propriétaires décorent de céramiques, de jardinières, de sculptures topiaires, de figurines et de bâtiments miniatures.

« Les lieux que j’ai choisis représentent certains aspects de l’expérience d’une personne dans le monde », Pelky a-t-elle écrit dans sa déclaration pour l’exposition. « Leur propriétaires ont incorporé des objets qui rappellent des événements qu’ils ont vécus, des endroits où ils ont habité ou voyagé. Les scènes sont retravaillées et intégrées dans leur jardin de la même façon que nous intégrons des expériences de notre passé et trouvons que des aspects de notre « moi passé » se manifestent dans le « présent ».

Quand elle a commencé le projet, Pelkey continue-t-elle, elle a envisagé l’idée que les sujets qu’elle photographiait faisaient preuve d’une telle imagination exubérante qu’ils étaient incapables de créer des jardins ordinaires. Mais tandis qu’elle installait ses éclairages, faisait poser ses sujets et leur parlait, une image plus complexe a émergé.

Ce que Pelkey a découvert, c’était que ses sujets avaient reconstruit des fragments d’endroits qui, à une époque, avaient eu de l’importance pour eux, ou qui exprimaient quelque chose d’intensément personnel au delà de ce que peut fournir notre culture homogène basée sur la consommation. Si le jardin de devant avait une apparence socialement acceptable, derrière la maison, le jardin fantaisiste permettait à son propriétaire de donner libre cours à son imagination et de créer des scènes montrant son histoire, ses mythes, ses obsessions et ses manies bien à lui.

Dans Le refuge paisible de Maxine Coleman, de la collection de la MacKenzie Art Gallery, Pelkey nous montre une scène nocturne d’une grotte artificielle entourée d’arbres appartenant, on le suppose, à Maxine Coleman. Au beau milieu de la grotte se dresse une statue du Sacré Coeur de Jésus. De chaque côté de la grotte et dans l’allée qui y mène, sont placées toutes sortes d’objets, comme si la propriétaire avait fait la tournée de toutes les jardineries de Saskatoon sans mettre frein à ses achats. Le reste de la photo montre un moulin à vent et des troncs de trembles ou de bouleaux.

Pelkey a pris toutes les photos de nuit, y compris Le refuge paisible de Maxine Coleman. Les projecteurs dont elle s’est servie donnent un éclairage dur sur les objets au premier plan mais l’arrière-plan n’est qu’ombres et noirceur. En employant le processus Cibachrome, elle obtient des photos très détaillées aux couleurs intenses et aux blancs forts, accentuant ainsi l’étrangeté des scènes qu’elle photographie.

 

additional resources Matière à réflexion
  • Pelkey a intitulé la photo qu’on voit ici Le refuge paisible de Maxine Coleman. Comment réagiriez-vous si vous étiez dans un tel endroit à nuit? Le trouveriez-vous reposant?
  • Ouvrez des magazines comme Canadian House and Home, Western Living ou Better Homes and Gardens et regardez les photos-reportages. Comptez combien de photos de jardins ou d’extérieurs ont été prises pendant la nuit. En quoi la photo de Pelkey est-elle différente de celles qu’on voit dans ces magazines d’intérêt général?

Promenez-vous dans votre quartier. En regardant les jardins de devant, essayez de deviner quelles maisons ont des jardins de derrière non conventionnels. Sans pénétrer dans la propriété sans permission, essayez de jeter un coup d’œil dans le jardin pour voir si vous avez deviné juste.

  • Profitez des visites de jardins privés qu’on organise dans votre communauté pour en voir. Ou bien organisez avec d’autres personnes une visite à pied guidée de jardins intéressants ou de beaux jardins (ou les deux) dans votre quartier.
  • Essayez de parler à une personne qui a créé un jardin très « personnel ». Si elle accepte, demandez-lui de vous raconter comment les objets qu’elle a mis dans son jardin ont des rapports à des souvenirs ou des idées personnels.
  • Visitez une jardinerie (ou consultez le site Web de jardineries) pour voir les statues, les fontaines, les figurines et autres objets qu’on y vend. Dressez la liste des objets qui, à votre avis, iraient dans votre propre jardin. Réfléchissez aux choix que vous avez faits .
Références

(anglais) Auteur inconnu. Brenda Pelkey. Leo Kamen Gallery, Capté sur Internet le 14 Mai 14 2008 de: http://www.leokamengallery.com/artists/pelkeyBrenda/pelkeyBrenda.html.

(anglais) Auteur inconnu. ‘Brenda Pelkey: L’artiste.’ in Saskatchewan Portraits. Saskatchewan Arts Board. Capté sur Internet le 14 mai 2008 de: http://www.artsboard.sk.ca/showcase/ex_relation_05.shtml

(anglais) Auteur inconnu. ‘Brenda Pelkey: About the works.’ in Saskatchewan Portraits. Saskatchewan Arts Board. Capté sur Internet le 14 mai 2008 de: http://www.artsboard.sk.ca/showcase/showcase_v_portraits_08.shtml

(anglais) Dault, Gary Michael. ‘On the Solemn Geographies of Certain Extreme Sites.’ in Spaces of Transformation, Catalogue d’exposition. Thames Art Gallery, Medicine Hat Museum and Art Gallery, Moose Jaw Museum and Art Gallery, 2004. http://www.chatham-kent.ca/cityBundle_services/downloadsService/downloadfiles/b67ecd8a-54f5-4040-bed5-9b0081299b66_pelkey%2001.pdf

(anglais) Pelkey, Brenda Francis. The great effect of the imagination on the world. Déclaration de l’artiste, 1992. Capté sur Internet le 14 mai 2008 de: http://www.berlintoronto.com/brokenground/images/sixcontemp/brend/brendaintro.htm

(anglais) ---. Spaces of Transformation. Déclaration de l’artiste, 2004. Capté sur Internet le 14 mai 2008 de : http://www.chatham-kent.ca/cityBundle_services/downloadsService/downloadfiles/b67ecd8a-54f5-4040-bed5-9b0081299b66_pelkey%2001.pdf

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