Martha Cole

About the Artist

C’est en suivant des cours d’art alors qu’elle va à l’école à Regina (Saskatchewan) que Martha Cole s’est très vite rendu compte de sa passion pour l’art et la production artistique. Son professeur d’art au secondaire, Helmet Becker (aujourd’hui professeur émérite de la University of Western Ontario et graveur, artiste d’installation et fabricant de papier à la main de renommée mondiale), l’encourage à développer ses talents. Il lui consacre aussi du temps supplémentaire après l’école et la guide pour remplir des demandes d’admission à des universités ou pour demander des bourses d’études. Cole choisit la University of Washington à Seattle. En 1970, elle obtient un baccalauréat en beaux-arts avec spécialisation en sculpture. Elle réalise rapidement qu’elle a besoin de qualifications plus pratiques la rendant plus apte à l’emploi et, plus tard, obtient un baccalauréat en éducation de la University of Toronto (Ontario).

Pour vivre à Toronto, Cole doit travailler à plein temps pour couvrir ses dépenses de base tandis qu’en retournant s’installer en Saskatchewan, elle peut travailler à temps partiel comme bibliothécaire et poursuivre sa carrière artistique. Ultérieurement, à mesure que sa carrière prend de l’essor, elle peut se concentrer sur sa pratique artistique, tout en enseignant et en offrant des ateliers de temps à autre pour augmenter son revenu.

Meadowlark Cole achète une vieille église à Disley, au nord-ouest de Regina, qu’elle rénove pour en faire sa demeure et son atelier. Elle s’installe dans la communauté et construit sa propre utopie au milieu de la prairie canadienne. « J’aime dire que je suis revenue à cause de l’alouette, » dit-elle (Linklater, 2005) Pour en savoir plus sur cet oiseau, consultez le site anglais http://www.gpnc.org/western.htm.

Lorsque les élévateurs à grains sont démolis à Disley, Cole est fortement contrariée par la perte de ces icônes de la prairie. Elle décide de leur rendre hommage par une série de travaux intitulée Survivors. Chaque pièce murale en tissu à caractère réaliste représente un « survivant » et devient un monument commémoratif au mode de vie rural qui disparaît rapidement. Consultez le site web de la McIntyre Gallery pour voir certaines de ces pièces : http://www.mcintyregallery.com/, cliquez sur « artists », puis sur « Martha Cole ».

Grain Elevator

En 2005, pour célébrer le Centenaire de la Saskatchewan, Cole fait le tour de la province avec ces pièces matelassée. Elle donne des conférences, enseigne et prend plaisir à rencontrer des gens des prairies qui partagent des liens solides à l’agriculture et à la terre.  

 

Dans Power of Place, un livre fait main, à tirage limité, et qui contient ces images, Cole écrit : « Je me définis souvent comme une artiste qui puise son inspiration dans le paysage et dont les racines sont profondément ancrées dans la terre de la Saskatchewan. Je suis revenue sur ce thème plusieurs fois, étudiant et approfondissant toujours ce lien à la terre qui est mon chez-moi. Parfois, je me suis concentrée sur le panorama de la prairie, d’autres fois sur la complexité et la subtilité des herbes et de la flore. Mais peu importe le centre d’attention, cette terre continue à me stimuler et à m’inspirer. Trad.» (Cole, 2007)

Cole travaille le tissu depuis plus de 30 ans. En intégrant à sa pratique artistique des techniques féminines – couture, broderie et point de matelassage – elle leur a apporté des changements et a acquis une nouvelle appréciation pour ce qu’elles représentent. Cependant, son travail va au-delà des procédés, comme elle le déclare dans la publication, Herstory 2000: « Maintenant, je me rends compte que tous mes travaux ont tous un centre d’intérêt spirituel qui célèbre la vie, qui est centré sur la femme et la glorifie. » (Herstory, 2000)


Cygnus Spiral Arm of the Milky Way Galaxy
De la sculpture au tissu
Le symbolisme religieux dans son oeuvre
Pourquoi elle travaille avec le tissu
Productrice d’art et de culture
Série Élémentaire
Son processus de matelassage
Une forte présence féminine
Canadian Heritage University of Regina Mackenzie Art Gallery Mendel Art Gallery Sask Learning