Greg Curnoe

About the Artist

Gregory Richard Curnoe naît en 1936 à London (Ontario). Il suit un cours en art au Beal Technical and Commercial Collegiate à London avant de passer une courte période à la Doon School of Art près de Kitchener, en Ontario, en 1956, puis à l’Ontario College of Art and Design de 1957 à 1960.

Curnoe échoue son programme au Ontario College of Art, et il prétendra n’y avoir rien appris. Ses professeurs favorisaient l’expressionisme abstrait et croyaient «en un art qui n’avait aucun lien avec la culture populaire» (Newlands, 2000).

Curnoe commence à exposer ses oeuvres alors qu’il étudie encore les beaux-arts. Après avoir quitté le Ontario College of Art, il retourne vivre dans sa ville natale et y ouvrie un studio. Il se joint à plusieurs jeunes artistes de la région afin de former une communauté qui fondera plus tard un magazine intitulé Region; enfin, il dirige la Region Gallery de 1962 à1963.

Curnoe est un membre fondateur du Nihilist Spasm Band, qui comprend Murray Favro, un artiste lui aussi diplômé de Beal Collegiate. Curnoe et ses amis fondent également le parti nihiliste du Canada, qui posséde deux slogans : «Ne votez pas» et «Fermez la frontière du 49e parallèle». Ces slogans en apparence frivoles reflètentt la croyance chez lui profonde que l’art de Toronto imite l’art de New York. Curnoe s’était déclaré régionaliste, et plusieurs autres artistes avaient suivi sa direction. «Curnoe et d’autres Londoniens se sont fait connaître de par le Canada comme des artistes qui célébraient leur communauté,» écrire plus tard le critique Robert Fulford.

Parmi les premières influences artistiques de Curnoe se trouvent les bandes dessinées, qui lui ont montré, dit-il, que les mots et images devaient s’accompagner, et le dadaÏsme, brève réaction anti-intellectuelle aux valeurs sociales et esthétiques dominant la période1916-1920. Curnoe s’est attaché en particulier à la distinction qu’établit le dada entre l’art et la vie.

L’oeuvre de Curnoe, comme sa vie, est originale et souvent brouillonne. Au début des années 60, ses oeuvres ont une allure pop art, mais vers la fin de cette même décennie, elles démontrent des soucis plus régionaux, mémorialistes et textuels. Par exemple, l’une de ses peintures, intitulée Victoria Hospital (à Londres) est accompagnée de huit pages qui identifient 120 événements ayant pris place pendant les deux années qu’a duré l’exécution de cette peinture, chacun étant désigné par un numéro peint sur la surface. George Bowering, ami intime de Curnoe, raconte :

« Je me rappelle l’époque où Greg avait commencé à produire des paysages parsemés de lettres, de grosses lettres. Les larges tampons en caoutchouc qu’il utilisait étaient fabriqués par un type qui lui chargeait cinq dollars par tampon associé à une lettre. Le type avait fabriqué un tampon pour la parenthèse gauche et un tampon pour la droite. C’était vraiment idiot, d’autant plus que lorsque les tampons étaient dans leur boîte, Greg ne pouvait les distinguer l’un de l’autre. » (Bowering, 1993).

Dans les années 1970, Curnoe, qui est un membre fondateur des London Centennial Wheelers, commence à peindre des images de vélos de courses, qui le fascinent. Elles illustrent son intérêt pour la technologie, la couleur ainsi que l’art moderniste. Malheureusement, Curnoe meurt accidentellement alors qu’il fait du vélo avec ses collègues Centennial Wheelers, en 1992.


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