Edward Burtynsky

About the Artist

Edward Burtynsky naît à St.Catharines (Ontario) en 1955. Très tôt, il s’intéresse à la photographie; en fait, à onze ans, il s’installe une chambre noire dans le sous-sol de la maison familiale.

Burtynsky se familiarise aussi très tôt aux activités industrielles modernes. Encore adolescent, il obtient un emploi d’été dans une usine de fabrication de moteurs automobiles de sa ville natale. À vingt ans, il travaille dans une mine d’or sous-terraine du Nord-Ouest de l’Ontario. Il étudie les arts graphiques au Niagara College et obtient un baccalauréat en photographie et études médiatiques de l’Institut polytechnique Ryerson à Toronto.

Au début de sa carrière,  Burtynsky fait deux voyages dans l’Ouest canadien pour orienter ses chambres photographiques sur les mines, les chemins de fer  et les homesteads. Quelques-unes de ses photographies de chemins de fer peuvent être admirées sur le site web du Flowers Contemporary Art de New York: (anglais) http://www.flowerseast.com/Originals_Grouping.asp?Grouping=04EBBGDRC. Dans ses oeuvres plus récentes, Burtynsky a examiné d’autres activités industrielles telles que l’exploitation de carrières, les industries de recyclage, de raffinerie et de démolition de navires.

Dans une déclaration faite en 2004, Burtynsky a affirmé :
«La nature transformée par l’industrie est un thème prédominant de mon oeuvre…J’établis un projet pour qu’il fasse intersection avec une  vision contemporaine des grands âges de l’humanité, de la pierre aux minéraux, au pétrole, aux modes de transport, au silicone, et ainsi de suite. Afin de rendre ces idées visibles, je cherche des sujets riches en détails et à grande échelle, mais dont le sens reste ouvert. Les chantiers de recyclage, les bassins à résidus miniers, les carrières et les raffineries sont tous des endroits qui n’appartiennent pas à notre champ d’expériences normales, et pourtant, nous employons quotidiennement les fruits de leur production.Trad.» (Burtynsky, 2004)

Néanmoins, Burtynsky ne juge pas ses sujets. Il note que les compagnies doivent décider si elles lui donnent la permission d’accéder à leur propriété pour prendre ses photos. Nombre de compagnies acceptent, suggère-t-il, parce que ses images peuvent être lues de plusieurs manières. «La même photo qui pourrait être affichée dans la salle du conseil d’administration  pourrait franchement servir d’affiche pour la campagne d’un groupe écologique. J’essaie de situer mon oeuvre dans ce type de zone ambiguë.» (Dixon, 2005)

« Ses images ne se veulent ni une mise en garde contre les ravages de l'industrie, ni un hymne aux prouesses technologiques. Elles visent plutôt à réorienter l'attention sur des aspects généralement ignorés ou, du moins, rarement envisagés de la production technologique. En même temps, elles mettent chacun au défi de redéfinir les éléments qui constituent un paysage. » (Musée des beaux-arts du Canada, communiqué de presse, 2003)

Depuis 2000,  Burtynsky a déplacé de l’Amérique du Nord à la Chine sa recherche sur l’impact de l’être humain sur la terre et ses ressources. L’économie de la Chine socialiste se transforme rapidement en une économie capitaliste, reproduisant l’industrialisation de l’Amérique du Nord des deux derniers siècles, mais à une échelle encore inédite. C’est comme les années trente et quarante aux États-Unis, lorsque le barrage Hoover et tous les ponts et autoroutes ont été construits, explique Burtynsky. Il s’est produit une grande expansion, motivée par une main-d’oeuvre abondante  et peu chère.» (Milroy, 2005)

En 2005, Burtynsky est devenu convaincu que les preuves du changement de climat en raison de l’action humaine étaient conclusives, et que la menace était réelle. Il maintient depuis un site web (worldchanging.com), qui examine des questions environnementales comme le développement durable et les changements climatiques.


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