Bill E. Burns

About the Artist

Natif de Regina (Saskatchewan), Bill Burns obtient, en 1980, son baccalauréat en beaux-arts de la University of Victoria. Il poursuit ensuite ses études en Angleterre au Goldsmiths’ College, Université de Londres,d’où il sort en 1987, maîtrise en beaux-arts en poche.

Burns incorpore régulièrement dans ses œuvres ce qu’il appelle des « petits animaux ». Il place un petit animal, réel ou virtuel, dans un nouvel environnement pour nous faire penser à de vrais animaux dans de vrais environnements.

On doit cependant remettre en question l’emploi du mot «  petit » dont Burns se sert pour décrire ses animaux. Dans sa critique du projet Safety Gear for Small Animals, Jack Anderson souligne de certains des animaux en peluche que Burns a utilisés représentent des animaux qui ne sont pas à proprement parler petits et qu’en fait, ce sont en fait de très grands mammifères. C’est le cas du bison et du kangourou qu’on voit dans les œuvres présentées dans le site Web d’ARTSask.

Que Burns est choisi d’employer le mot « petit » n’est sûrement pas accidentel. C’est une des clés de ce projet. Employé ici, il suggère plus la discorde que l’accord, le déséquilibre que l’équilibre. Il a moins à voir avec la taille des animaux qu’il représente qu’avec la vision que l’être humain a du monde, où industrie et économie l’emportent sur la nature, où on peut prendre ses distances par rapport à l’ordre naturel et où les hiérarchies biologiques entrent en jeu, l’animal étant placé plus bas que l’être humain dans la chaîne alimentaire. (Trad. Anderson, sans date)

Safety Gear for Small Animals est un projet qui a duré dix ans. Il contient des éléments présentés comme des diaporamas dans un musée d’histoire naturelle, la différence étant que les animaux en peluche sont juxtaposés à des livres, pour représenter la façon dont les êtres humains organisent le savoir. Anderson suggère que la métaphore du musée fait partie de la stratégie de Burns pour montrer que l’homme essaie de contrôler et de dompter la nature.

Burns entame une discussion sur la façon dont la nature est en toute sécurité ici – et sur la façon dont on la présente et la gère en l’organisant selon une classification scientifique. En prétendant préserver et reconstruire la nature, le musée en devient, bizarrement, la morgue, un endroit fait d’objets inanimés en plastique et de diaporamas, un symbole de la taxidermie et la taxonomie. (Anderson, sans date)

Bill Burns, un des artistes canadiens parmi les plus spirituels, et en même les plus sérieux, habite à Toronto.


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